A propos d’Une ardeur insensée, de Nathalie Azoulai

Cette descente intérieure qui est aussi une renaissance, Azoulai la suit avec la précision crue, tranchante qui est sa manière. Qu’il s’agisse de maternité, thème récurrent chez elle, de sexualité ou du regard porté sur les autres, elle ne tourne pas autour des états d’âme de ses personnages mais s’y engouffre, en spéléologue aguerrie

Sélection de Noël de la RTBF

Magnifique également, le deuxième livre de la trilogie consacrée par Carole Zalberg aux femmes d’une même lignée. Paru en janvier 2009 chez Albin Michel, “Et qu’on m’emporte” est la digne suite de “La mère horizontale”. On suit les errements d’une mauvaise mère, Emma, qui fait le point au soir de sa vie sur les abandons, les renoncements et les errances d’une vie éprise de liberté. Les mots sont cinglants, les phrases économes et étincelantes. Mais derrière le style sublime et non-ostentatoire, la plume ne glisse jamais gratuitement sur la feuille.